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How to dismantle an atomic band
Ce mec est un tombeur, chanter ça et comme ça, à une fille waouh!!! Je tuerais pour pouvoir faire ça... Et puis les mises en scènes sont terribles, les filles ont trop du déprimer ensuite L'une des meilleures performances de U2 à la TV selon moi...C'était en 1997, à l'époque le groupe osait innover et donc prendre des risques. Pour beaucoup d'observateurs, le groupe avait connu son apogée avec The Joshua tree et Rattle & Hum annonçait même son déclin…ffice Trois ans plus tard Achtung Baby est accueilli par les critiques comme un disque innovateur et révolutionnaire marquant le renouveau du groupe. Pourtant cet album peut être considéré comme un retour aux sources : son son est clairement européen et il ne traite pas des problèmes du monde mais s'intéresse aux relations humaines et plus particulièrement celles entre les femmes et les hommes. L'album s'ouvre sur Zoo station (arrêt du zoo) qui indique très clairement le nouveau style du groupe. L'intro fracassante nous dévoile rapidement un Larry à la batterie dure, persistante et même industrielle, puis Bono se lance dans un couplet très indicateur. Au-delà de sa voie déformée, on note que le discours pourrait être celui d'un nouveau-né (I'm glad to be alive/Je suis content d'être en vie) ou de quelqu'un qui débarque dans un monde nouveau. Quoi qu'il en soit celui-ci a bien l'intention de se faire une place dans ce monde. Le titre lui-même indique sa nature puisqu'il vient tout droit de Berlin (Zoo Bahnhof ) où pendant la guerre les animaux du zoo purent s'échapper créant ainsi un univers surréaliste. Et que dire de The Fly avec ce son industriel entêtant, son rythme rappelant le hip hop, la voix de Bono une nouvelle fois déformée, un refrain tournant au gospel où est superposé une voix de castafiore ! C'était la première fois que Bono l'utilisait. Le premier single déstabilisa plus d'un fan mais fut la plus grosse vente du groupe. Even better than the real thing a également des sonorités inhabituelles puisque l'on y retrouve des influences dance (!), à se demander si le groupe ne voulait pas conquérir les clubs…Quant au texte, il ne s'agit rien d'autre que de la description d'une rupture. Il est également question de rupture dans le plus classique mais sublime One. Tout du moins cela pourrait l'être car ce morceau a d'innombrables significations. Il pourrait être le discours d'un fils homosexuel s'adressant à son père ou bien encore le discours de quelqu'un qui a transmis le sida à son/sa partenaire et qui lui demande le pardon. Quoi qu'il en soit la voix de Bono y est vraiment magnifique et retranscrit parfaitement le sentiment de culpabilité. Cette profonde ballade est sans contexte l'un des plus gros hit de U2, peut-être le seul à pouvoir tenir la comparaison avec With or without you et Sunday Bloody Sunday. Outre ces deux derniers morceaux, l'Amour est vraiment mis à mal sur cet album. So cruel est une description de l'infidélité et du sentiment de trahison qui l'accompagne. Tout comme dans One l'Amour y a un goût amer, une amertume qui se dégage même de la basse trafiquée d'Adam. Sous un autre angle le thème traité est celui de la possession et de la jalousie qui l'accompagne. Il est plus clairement sujet de jalousie sexuelle sur fond de tromperie dans Who's gonna ride your wild horses. Mais le morceau Love is Blindness (l'Amour est aveuglant) qui clos l'album est encore plus affligent puisque ici l'Amour est présenté comme un besoin voir une obsession susceptible de faire souffrir. Le solo de guitare de The Edge est on ne peut plus mélancolique, une description de ce que ressent l'être trompé et trahi. L'expression avoir le blues prend ici tout son sens. Dans cette vision pessimiste qu'offre Achtung Baby, la femme a le bon rôle. Ici le sexe faible c'est l'homme et tout particulièrement dans Mysterious ways, un autre hit. Si cette chanson parle d'un homme vivant avec peu ou pas de romance, elle traite en second plan de la façon qu'ont les femmes de séduire les hommes et (ensuite) de les dominer. Pourtant dans Until the end of the world, l'homme semble le pus fort, c'est lui qui joue le dragueur et brise les cœurs mais pour beaucoup cette chanson est la description d'une relation homosexuelle entre Jésus et Juda… Ultra violet et Acrobat parlent également d'Amour et une nouvelle fois plus en mal qu'en bien. Ultra violet n'est d'ailleurs rien d'autre qu'une déclaration pleine de désespoir et d'angoisse sur le dur prix de l'Amour. Acrobat où U2 voulait proposer un son original pour traiter ce sujet, parle des ravages du temps sur les relations notamment amoureuses. Mais ce qu'il faut surtout noter dans ces chansons ce sont les confessions de Bono (choses totalement inhabituelles). Il y admet ses faiblesses, ses doutes, les contradictions de son métier de rock star et les acrobaties qu'elles lui obligent. Il serait injuste de ne pas parler de Trying to throw your arms around the world qui a connu ses heures de gloires pendant la tournée ZOO TV. Elle offre la vison du monde d'un alcoolique au petit matin, un thème original, et ouvre de ce fait une porte sur un nouveau monde irréel mais joyeux. L'anecdote : En avril 91 des démos de l'album circulent sous les manteaux (il ne sortira que le 18 novembre) et s'achètent à prix d'or. Leurs noms de code étaient The new U2 et Silver and Gold. Evidemment ce qu'on y entend est très diffèrent de l'album final mais aujourd'hui ces pièces rares sont très intéressantes puisqu'elles donnent des idées du mode de travail du groupe.
Extraits de l'album: Le dernier album de U2 des années 80 peut apparaître comme un grand fourre-tout puisque ce double album comprend des reprises et des nouveautés, que le live alterne avec le studio, et que le gospel côtoie la pop, le rock et le blues. Les critiques furent d'ailleurs particulièrement sévères. Il est pourtant possible de trouver une unité dans tout cela. Comme le dit lui-même le groupe, Rattle and Hum est un voyage musical, un retour aux sources de la musique. Si l'album précédent critiquait durement les USA pour leur politique extérieure celui-ci est un hommage au peuple américain et à sa contribution culturelle à la musique.ffice Le premier single, Desire, annonça la couleur avec son ton rhythm & blues qui surpris tout le monde (ce qui ne l’empêcha pas d’atteindre rapidement la première place des charts  La contribution du légendaire B.B. King à When loves comes to town est sans doute le plus bel hommage que U2 puisse rendre au Blues pour sa contribution à la musique. Les échanges entre B.B. et Bono sont merveilleux et le texte est tout à fait à la hauteur du talentueux mélange de gospel et de blues. En effet, le thème de l’amour rédempteur est abordé avec une poésie très fine, les talents d’écriture de Bono impressionnèrent d’ailleurs B.B.King lui-même…Mais ce troisième single ne fut pas la seule chanson d’amour. Heartland est une chanson qui traite d’une ambiguïté de l’amour c’est à dire la douleur qui va avec le plaisir de l’amour. Là aussi les talents de poète de Bono sont sur le devant de la scène avec une féminisation de la nation très bien maîtrisée. Cette nation pourrait très bien être l’Irlande, ce qui serait logique, mais aussi les U.S.A. puisque Bono a toujours été partagé entre la fascination et la répulsion pour ceux-ci. Love rescue me est une chanson plus conventionnelle. Il s’agit de l’appel désespéré d’un homme qui apparaît comme un messie dispensant de l’amour à tout va mais qui n’en reçoit jamais et en éprouve le manque. Les paroles magnifiques sont le résultat d’une efficace collaboration entre Bob Dylan et Bono. Dylan avait même enregistré une partie voix incroyable selon Bono mais apparemment il ne souhaitait pas que son implication soit trop évidente. La chanson démarre comme une ballade country puis devient plus soul lors de son envolée finale où la voix du chanteur est extrêmement puissante. Bob Dylan est très présent sur l’album. Il joue aussi de l’orgue de barbarie sur Hawkmoon 269. Son morceau All along the watchtower est repris par le groupe en live et apparaît sur le disque. Cette reprise fut très critiquée et la musique apparaît comme un peu désordonnée. Mais U2 n’a jamais voulu dépasser le maître et Freedom for my people montre avant tout qu’ils sont soucieux d’apprendre. Ce morceau a été enregistré pendant que le groupe se baladait à Harlem. Ils tombèrent alors sur des musiciens de rue que le groupe observa et écouta avec beaucoup d’humilité. Le thème du morceau introduit parfaitement Silver and Gold qui traite de l’impérialisme et l’exploitation des noirs en Afrique du sud. Les Beatles sont également très présents sur l’album. La reprise de Helter skelter ouvre l’album. Elle est bien plus réussie que celle de All along the watchtower. God part II est un cri de colère dans laquelle Bono énumère ce en quoi il ne croit pas. Il s’agit d’un clin d’œil à John Lennon qui dans God fait la liste «des incrédulités particulières en 1970 ». Enfin l’album se clôt sur le paisible All I want is You, une chanson sur l’engagement et dont la coda de cordes rappelle a day in the life, toujours des Beatles. Rattle and hum est donc loin d’être un gigantesque fourre tout comme l’affirme certaines critiques mais il faut bien avouer que le thème du voyage musical qui fait l’unité du disque semble parfois ne pas avoir un parcours bien définit. Les versions live de Pride[In the name of love] et Bullet the blue sky sont certes superbes de part leur intensité mais leur présence est loin d’être indispensables d’autant que leur thème est largement politique. Extraits de l'album: Si les fans s'entre-déchirent pour savoir lequel de Achtung baby et The Joshua tree est le meilleur album de U2 il ne fait aucun doute que ce dernier est, sur le plan commercial, le plus grand succès du groupe (près de 27 millions de vendus)ffice Immédiatement N°1 dans les hits parades américains et britanniques, 300 000 exemplaires vendus la seule journée de sa sortie en Angleterre, 2 millions en Grande Bretagne et aux USA en 3 semaines (ce qui en fait l'album le plus rapidement vendu de part et d'autre de l'atlantique), disque de platine 48 heures après sa sortie, la liste des chiffres monstrueux et des records est interminable. Cet immense succès est unanime puisque le magazine musical américain Rolling Stone classe l'album comme l'un des meilleurs de la décennie et le prestigieux magazine Time lui offre sa couverture le 27 avril, honneur que seuls les Beatles et les Who avaient obtenu. Ce triomphe est du essentiellement à 3 singles excellents, placés au début de l'album. Where the streets have no name constitue une magnifique ouverture, sa longue introduction étant probablement la plus réussie de tout le répertoire du groupe. I still haven't found what I'm looking for, qui lui succède, est le hit par excellence. (Un refrain très entraînant, une musique très fine jouée avec une grande retenue et des paroles emprises de poésie : tous les ingrédients sont présents.) Et que dire de With or without you ? Pour simplifier, il s'agit de la plus belle chanson d'amour que le groupe avait alors produit et elle l'est sans doute encore aujourd'hui. Elle ne peut en aucun cas être comparée avec les autres magnifiques morceaux composés par d'autres artistes sur ce thème car elle possède une dimension spirituelle, ce n'est pas une de ces chansons niaises que méprise Bono. D'autres morceaux tirés de l'album auraient pu être de très bons singles, voir des hits planétaires. One tree hill et In god's country ne sortirent respectivement qu'en NlleZélande et aux USA. Dans cette dernière chanson, Bono adopte un style très sobre et retenu mais le refrain fut jugé trop radiophonique. Red Hill minining town, un joyau oublié, ne sortit pas en single uniquement parce que le groupe n'était pas satisfait de son clip. Quant à Bullet the blue sky il était jugé trop violent. Pourtant ce cri de colère est considéré par les fans comme une pièce importante de la discographie de U2 comme le prouve la place importante qui lui est réservée dans tous les concerts du groupe. Il dénonce le fondamentalisme religieux et la politique étrangère américaine (et plus précisément l'impérialisme américain). Les USA sont donc une nouvelle fois source d'inspiration pour le groupe. Moins connu que Bullet the blue sky ou même In god's country, Trip through your wire est une véritable ode aux charmes de l'Amérique et l'on y note pour la première fois des influences blues notamment dans la guitare de The Edge. Cette continuité avec The unforgettable fire est toutefois relative. Si ce dernier était un tableau impressionniste aux milles teintes, The Joshua tree est une photo en noir et blanc prise au téléobjectif. Cette fois-ci le groupe nous offre un regard beaucoup plus pessimiste du monde. Il montre du doigt des maux précis comme la mort des communautés minières de Grande Bretagne (Red hill mining town) ou l'expansion du fléau qu'est la drogue dans un monde où la crise économique fait rage (Running to stand still). Cette dernière chanson est imprégnée d'une grande poésie et la voix de Bono, emprise de compassion et de tendresse, participe pleinement à son lyrisme, encore un autre joyau… Mothers of the disappeared qui clôture l'album est encore plus poignant. Elle est destinée à une association, "Les mères des disparus". Ces disparus sont des étudiants qui furent arrêtés pour s'être soulevé contre la dictature militaire argentine, dans les années 70-80, et qui ne réapparurent jamais. La musique y est vraiment funèbre et la voix de Bono affligée. L'album se termine donc sur une note pessimiste mais magnifique. L'anecdote : Si un album doit son succès à ses singles, il s'en est fallu de peu pour que The Joshua Tree soit un disque anodin. Where the streets have no name a failli être effacé par le producteur Brian Eno parce que le groupe passa trop de temps dessus, I'still haven't found what I'm looking for ne dû sa survie qu'à la grande foi qu'avait Bono (et lui seul) en ce morceau et le manager Paul McGuinness ne croyait pas en With or Without you en tant que single. Extraits de l'album : Where The Streets Have No Name I Still Haven’t Found What I’m Looking For< A> |